En 2026, l’emprunt immobilier sur 25 ans reste soumis à des variations de taux qui ne suivent pas toujours la logique attendue des cycles économiques. L’allongement de la durée du crédit, considéré à tort comme un simple levier d’accessibilité, expose à des mécanismes de tarification spécifiques et à des contraintes renforcées par les régulateurs.
Les projections des banques centrales et les nouvelles exigences prudentielles pourraient inverser certaines tendances constatées ces dernières années. Le choix du moment pour s’engager sur un crédit long terme dépendra autant de l’évolution des taux que des conditions spécifiques imposées par les établissements prêteurs.
Ce que révèle l’évolution des taux sur 25 ans : tendances et enjeux pour 2026
Sur le marché immobilier hexagonal, le taux crédit 25 ans s’est imposé comme le repère clé pour quiconque souhaite concilier mensualités gérables et accès à la propriété. Depuis 2021, les taux immobiliers ont joué aux montagnes russes. L’observatoire crédit logement/CSA enregistre une envolée du taux moyen flirtant avec les 4 % au printemps 2024, loin du plancher des 1,5 % observé deux ans auparavant. La BCE a resserré la vis monétaire, renforçant le lien entre les taux du crédit et l’OAT 10 ans ; résultat, le coût de l’emprunt varie au gré de la dette française et du climat autour du risque souverain.
La durée d’emprunt sur 25 ans devient une variable déterminante face à la stagnation des prix immobiliers et à la nervosité des taux d’intérêt. Les banques, sous pression de la concurrence et de règles prudentielles de plus en plus strictes, révisent leurs critères d’octroi :
- la sélection des dossiers se durcit,
- le taux d’usure limite mécaniquement le nombre de dossiers acceptés.
Accéder à un prêt immobilier n’a rien d’automatique : décrocher un taux compétitif sur 25 ans reste fondamental pour absorber la hausse du TAEG et maintenir son pouvoir d’achat immobilier.
Dans ce contexte, surveillez de près la dynamique des crédits immobiliers sur la longue durée. Le moindre frémissement du taux crédit a des répercussions sur l’ensemble du secteur. À Paris et dans les grandes métropoles, la tension monte entre prix de l’immobilier et accès au financement, accentuée par la crise politique et le déficit public qui inquiètent les investisseurs. Une seule prise de parole de la banque centrale européenne peut suffire à faire tanguer le marché immobilier en l’espace de quelques jours.
Faut-il acheter en 2026 ou patienter ? Les clés pour décider selon votre projet
Pour acheter en 2026, adaptez votre stratégie à la nature de votre projet et à votre profil d’emprunteur. Les primo-accédants disposent d’un cadre singulier : la prolongation du PTZ, la présence d’aides à la rénovation énergétique telles que maPrimeRénov’, et la possibilité de choisir la délégation d’assurance emprunteur pour alléger le coût global du crédit.
Le niveau des taux des crédits immobiliers sur 25 ans devient le véritable moteur de la décision. Un taux moyen de 4 % selon l’observatoire crédit logement/CSA peut réduire la capacité d’emprunt de plusieurs milliers d’euros. La trajectoire à venir dépendra du cap choisi par la BCE et de l’évolution du marché immobilier. Dans la capitale ou les grandes villes, le pouvoir d’achat immobilier reste mis à mal, d’autant que la performance énergétique du logement pèse lourdement lors de la négociation.
Selon votre situation, voici les éléments à scruter de près :
- Vous disposez d’un apport personnel solide ? Les banques vous ouvrent plus facilement leurs portes, surtout si vous anticipez une hausse prochaine du taux d’intérêt.
- Votre projet inclut une rénovation énergétique ? Gardez un œil sur l’évolution des aides et des prêts à taux bonifiés : le PLF 2026 pourrait faire bouger les lignes.
- Primo-accédant sans apport ? Les courtiers observent que le PTZ pour primo accédants aide à contenir l’effet de la remontée des taux, mais la sélection bancaire devient plus stricte.
L’année 2026 s’annonce décisive : tout se jouera sur la capacité à absorber le coût du crédit, la force du dossier et la qualité du bien, notamment sur le plan de la performance énergétique. Les profils emprunteurs les mieux préparés sauront profiter des opportunités, là où d’autres resteront sur le quai.

